WCAG 2.1 : ce que la version a ajouté
Les WCAG 2.1 constituent la base technique du RGAA 4.1.2. Elles n'ont rien retiré à la version 2.0 : elles l'ont complétée, sur trois terrains que la version précédente couvrait mal — la mobilité, la basse vision et les troubles cognitifs.
Pourquoi une version 2.1
Les WCAG 2.0 datent d'une époque où le web se consultait essentiellement sur ordinateur, à la souris et au clavier. L'arrivée massive du tactile, de l'orientation d'écran, des gestes complexes et des capteurs de mouvement a créé des situations de blocage qu'aucun critère existant ne couvrait.
Ce que la version apporte
| Axe | Exemples d'exigences ajoutées | Bénéficiaires |
|---|---|---|
| Mobilité et tactile | Ne pas imposer une orientation d'écran ; proposer une alternative à tout geste complexe ou à toute commande par mouvement de l'appareil ; permettre d'annuler une action déclenchée au pointeur | Handicap moteur, utilisateurs de supports fixes |
| Basse vision | Reflow du contenu sans défilement à deux dimensions ; espacement du texte personnalisable sans perte de contenu ; contraste minimal des composants d'interface et des éléments graphiques | Malvoyance, zoom important, agrandisseurs |
| Cognitif et apprentissage | Identifier la finalité des champs de saisie pour permettre l'auto-remplissage ; rendre accessible tout contenu apparaissant au survol ou au focus ; permettre de désactiver les raccourcis à touche unique | Troubles cognitifs, troubles de l'attention, handicap moteur |
Comment le RGAA les intègre
Le RGAA ne reprend pas les critères WCAG tels quels : il les traduit en critères de contrôle assortis de tests. Plusieurs apports de la version 2.1 se retrouvent ainsi dans les thématiques 10 — Présentation (reflow, espacement du texte, contenu au survol), 11 — Formulaires (identification de la finalité des champs) et 13 — Consultation (orientation, mouvements de l'appareil).
Voir les 13 thématiques.
Les trois points qui piègent le plus souvent
- L'espacement du texte. Un utilisateur doit pouvoir augmenter l'interlignage, l'espacement des lettres et des mots sans que le contenu ne soit tronqué. Les hauteurs fixes sur les blocs de texte font échouer ce critère immédiatement.
- Le contenu au survol. Une infobulle doit pouvoir être survolée sans disparaître, rester affichée jusqu'à action de l'utilisateur, et être fermable au clavier. La plupart des implémentations maison échouent sur les trois points.
- Le contraste des composants. Le seuil de 3:1 s'applique aux bordures de champs, aux limites de boutons et à l'indicateur de focus — pas seulement au texte. C'est l'oubli le plus fréquent, y compris chez des équipes averties. Voir la vérification des contrastes.
Poursuivre
Pour la version suivante et ce que le RGAA 5 en reprendra, voyez les WCAG 2.2. Pour l'articulation avec le référentiel français, RGAA et WCAG.