Handicap auditif : au-delà du sous-titrage automatique
Le web est devenu un média audiovisuel. Vidéos institutionnelles, tutoriels, webinaires, messages vocaux dans les parcours de service : chaque contenu sonore non doublé exclut les personnes sourdes et malentendantes — et, au passage, toute personne consultant sans son.
Ce dont ont besoin les personnes concernées
| Situation | Moyen d'accès |
|---|---|
| Surdité profonde, langue des signes comme langue première | Traduction en langue des signes ; le texte écrit reste une langue seconde |
| Surdité acquise, français écrit maîtrisé | Sous-titres fidèles et transcription textuelle |
| Malentendance | Sous-titres en appui, qualité sonore, absence de musique couvrante |
| Consultation sans son | Sous-titres — c'est le cas le plus fréquent en volume |
Pour une personne dont la langue première est la langue des signes, le français écrit est une langue étrangère. Un sous-titrage parfait ne rend donc pas un contenu pleinement accessible à ce public — d'où l'existence d'exigences distinctes.
Pourquoi le sous-titrage automatique ne suffit pas
La transcription automatique a beaucoup progressé, et elle constitue une excellente base de travail. Elle ne constitue pas un livrable, pour quatre raisons.
- Les noms propres, sigles et termes métier sont massacrés, et ce sont précisément les mots porteurs d'information.
- La ponctuation est approximative, ce qui change le sens des phrases longues.
- Les locuteurs ne sont pas identifiés dans un échange à plusieurs voix.
- Les informations sonores non verbales — musique, rire, sonnerie, silence signifiant — ne sont pas notées.
La méthode qui marche : générer automatiquement, puis relire et corriger. Le coût est très inférieur à une transcription intégrale, et le résultat est exploitable.
La transcription, sous-estimée
Une transcription textuelle est moins spectaculaire qu'un sous-titrage, et souvent plus utile : elle se lit à son rythme, se recherche, se copie, et reste accessible aux personnes qui utilisent une plage braille. Elle bénéficie en outre à l'indexation du contenu, ce que la vidéo seule ne permet pas.
Voir la vidéo accessible pour les trois niveaux d'exigence et leur coût.
Au-delà de la vidéo
- Les alertes sonores doivent être doublées visuellement.
- Les serveurs vocaux renvoyés depuis un site doivent proposer une alternative écrite.
- Les messages vocaux dans un parcours de service excluent par construction.
- Le support client uniquement téléphonique est un obstacle rarement identifié comme tel.
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Pour la situation suivante, voyez le handicap moteur.